Le Mouvement Européen de l’Eau apporte son soutien aux Soulèvements de la Terre

 

Depuis 2 ans les Soulèvements de la terre mènent ou s’associent à des luttent contre une multitude de projets absurdes et néfastes pour l’environnement et la nature., notamment des projets concernant la question de l’eau comme celui des méga bassines de Sainte Soline.

Face au soutien populaire et à la portée symbolique des leurs actions les Soulèvements de la Terre font l’objet d’une campagne de dénigrement et d’étouffement allant de l’accusation d’éco-terrorisme à la tentative de dissolution par le gouvernement. Cette campagne vient de subir un revers majeur par la suspension de leur dissolution par la justice. Une première victoire car cette décision de fond reste temporaire.

Nous, Mouvement Européen pour l’Eau, partageons non seulement le combat contre les méga-bassines mais au-delà l’idée que les luttes pour la préservation du commun qu’est l’Eau sont intiment liées aux autres combats mis en lumière par les Soulèvements de la Terre. Nous sommes aussi convaincus que ces luttes ne connaissent pas de frontières.

Aussi le Mouvement Européen de l’Eau :

  • Appelle ses membres et tous ceux qui le peuvent à rejoindre le convoi de l’eau en cours et qui arrivera à Paris ce samedi 26 aout;
  • Demande au gouvernement Français de cesser son acharnement et de renoncer à dissoudre les Soulèvements de la Terre;
  • Apporte son soutien total aux Soulèvements de la Terre : https://lessoulevementsdelaterre.org/

Le projet du SEDIF et la politique européenne de l'eau

Communiqué de presse de la Coordination Eau Ile-de-France

Le projet de généralisation de l’Osmose Inverse Basse Pression (OIBP) pour le traitement de l’eau potable du Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) n’est pas viable sous l’angle de la politique européenne de l’eau.

La commission des pétitions du parlement européen a examiné en urgence mardi 18 juillet 2023 une pétition initiée par notre association portant sur le projet de généralisation de l’OIBP pour le traitement du SEDIF et a pris une série de mesures pour la soutenir. Cette action réussie conclut notre campagne menée dans le cadre du débat public qui s’achève le 20 juillet 2023 et ouvre un nouvel axe de lutte pour les prochains mois. Le 20 juillet 2023, la Présidente de la commission des pétitions, Mme Dolors Montserrat, acte dans une lettre de la recevabilité de la pétition et des suites données..

Avec plusieurs co-signataires, nous avons déposé le 12 mai 2023 une pétition portant sur le projet de généralisation de l’OIBP pour le traitement de l’eau potable du SEDIF auprès de la commission des pétitions du parlement européen. Elle est enregistrée sous le numéro 0478/2023 et doit apparaître sur le site web du parlement européen dans les quatre mois suivant le dépôt.

Télécharger la pétition avec les premiers signataires

La Commission des pétitions du parlement européen a examiné la pétition en urgence mardi 18 juillet 2023. La pétition a été présentée par Jean-Claude Oliva (voir son intervention ci-dessous).

Dans sa réponse, le représentant de la Commission européenne a demandé que les autorités françaises réalisent des évaluations environnementales de l’impact du projet du SEDIF sur les masses d’eau et sur les zones Natura 2000 en aval des usines du SEDIF. Son avis détaillé et écrit sera publié dans les prochains jours. Les groupes PPE (droite), socialiste et écologiste ont apporté leur soutien à la pétition. Ils ont souhaité qu’elle reste ouverte sur le site du parlement européen et que la Commission environnement de l’Union européenne soit saisie. A la suite de cette séance, un courrier de la commission des pétitions sera adressé sous quinze jours aux autorités françaises.

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Le Réseau africain pour la justice de l'eau condamne l'ironie du gouvernement israélien de l'apartheid dans la présentation de la gouvernance de l'eau en Afrique

Accra, Ghana - Le Réseau africain pour la justice de l'eau (Africa Water Justice Network), un groupe panafricain de défense de la justice dans le domaine de l'eau, condamne avec véhémence le séminaire organisé le 10 juillet par la ville de Tshwane, en collaboration avec des représentants du gouvernement israélien de l'apartheid, pour présenter les prétendues "meilleures pratiques internationales" en matière de gouvernance dans le domaine de l'eau. Nous sommes profondément préoccupés par l'ironie du gouvernement israélien de l'apartheid qui tente de se présenter comme un modèle de gouvernance de l'eau, tout en perpétuant des violations des droits de l'homme et en exposant ses intentions de poursuivre la privatisation de l'eau en Afrique à des fins lucratives, au détriment des communautés à faibles revenus qui ne peuvent pas se permettre de payer l'eau au prix du marché.

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Lettre du Mouvement européen de l'eau aux parlementaires de l'UE concernant la prochaine conférence de l'ONU sur l'eau en 2023

En vue de la convocation par l'Assemblée générale de l'ONU de la Conférence sur l'examen complet à mi-parcours de la mise en œuvre des objectifs fixés dans la Décennie internationale d'action "L'eau pour un développement durable 2018-2028" (Conférence de l'ONU sur l'eau 2023), qui se tiendra à New York du 22 au 24 mars 2023, nous, mouvements, réseaux, ONG, syndicats, qui sommes membres du Mouvement européen pour l'eau (EWM), invitons le Parlement européen et tous les députés à contribuer et à participer activement aux événements de la Conférence de l'ONU sur l'eau susmentionnée.

Le département des relations internationales de l'Union européenne a élaboré un document de position commune pour les États membres (EM) avec des sujets à aborder lors des dialogues interactifs de la conférence. Les sujets proposés portent sur la gouvernance, l'adaptation au climat et le financement.

En ce qui concerne cette prise de position, le Mouvement Européen de l'Eau (EWM) partage la position de l'UE sur la nécessité de mettre en œuvre une perspective basée sur les droits humains pour la gestion et la gouvernance de l'eau, en assurant le caractère financièrement abordable du droit humain à l'eau et à l'assainissement (DHEA) et le bon état écologique des masses d'eau, en soulignant la nécessité d'améliorer la responsabilité et la transparence, et de réglementer et contrôler l'implication du secteur privé et ses risques pour la garantie du DHEA.

À cet égard, nous aimerions mentionner l'initiative citoyenne européenne (ICE) "Right2Water", promue par la Fédération des syndicats européens pour les services publics (FSESP) et le EWM en 2012. L'ICE a recueilli plus de 1,8 million de signatures plaidant pour la reconnaissance et la garantie du droit à l'eau dans l'UE. La résolution du Parlement européen du 8 septembre 2015 sur le suivi de l'ICE et la vague inclusion du droit à l'eau dans la récente directive sur l'eau potable constituent un premier pas en avant. Cependant, dix ans après l'ICE, l'UE ne reconnaît et ne garantit toujours pas pleinement le droit à l'eau tel que stipulé dans la résolution 64/292 de l'ONU et dans l'ICE.

Nous saluons également la reconnaissance de la nécessité d'adapter la gestion de l'eau au changement climatique et de protéger ainsi des secteurs productifs essentiels tels que l'agriculture, l'énergie et l'urbanisme, entre autres. Cependant, le rétablissement du cycle naturel de l'eau doit d'abord être compris comme la pierre angulaire pour atténuer le changement climatique lui-même, en fournissant de l'eau en débit et en quantité suffisants pour des écosystèmes sains et durables, et en garantissant l'accès à l'eau et aux services d'assainissement pour tous. Et ainsi garantir la viabilité des systèmes productifs, qui dépendent de l'homme et de la nature. En ce sens, l'accès aux services d'eau et d'assainissement pour tous doit être privilégié par rapport aux usages productifs. 

L'UE elle-même reconnaît les impacts négatifs sur les écosystèmes des rivières européennes causés par la production et le développement de l'hydroélectricité. Dans le même but, nous demandons le respect de la Directive Cadre sur l'Eau, dont les objectifs environnementaux exigent l'atteinte du " bon état écologique " de toutes les masses d'eau, condition préalable et sine qua non à la production d'énergie ou à toute autre forme de production

Dans ce contexte, nous demandons que la question de l'eau soit traitée en priorité dans l'agenda des Nations Unies, en sa qualité de substance essentielle à la vie, en tant que droit humain naturel et en tant que bien commun exclu de toute marchandisation, financiarisation et privatisation. Il est impératif que les débats sur l'eau en tant que bien commun et droit humain soient orientés dans le sens de l'intérêt public et ne soient pas dictés par les intérêts des entreprises et des marchés mondiaux. À cet égard, l'UE et son positionnement doivent abandonner le mantra des schémas de financement privés et innovants. La gestion du cycle de l'eau doit être appréhendée publiquement par le biais de financements publics. 

Depuis l’EWM et en coordination avec le mouvement international de l'eau, le Forum populaire de l'eau, nous avons suivi et participé au processus menant à la Conférence des Nations Unies sur l'eau. 

Il est urgent et nécessaire de maintenir et d'approfondir le dialogue entre tous les acteurs sociaux et institutionnels qui luttent pour que l'eau soit considérée comme un droit humain et un bien commun, afin de leur assurer une pleine participation et d'éviter que la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2023 ne soit instrumentalisée par des intérêts privés et des pilleurs d'environnement. Au vu de notre expérience, le risque de se retrouver dans un débat antidémocratique est réel étant donné l'exclusion de la participation à la Conférence de nombreuses entités et réseaux sociaux du monde entier, malgré leur consistance, leur pertinence et leur valeur globale reconnue. Dans les faits, aucun membre du Mouvement européen pour l'eau n'a été invité au groupe informel d'experts sur l'eau de l'UE qui a élaboré la position de l'UE avec la participation supposée des organisations de la société civile

Nous devons nous mobiliser tous ensemble afin de trouver des alternatives socio- écologiques qui préservent la vie sur notre planète et assurent le bien-être de nos communautés et de nos villes. Nous vous demandons de contribuer à cette mission et de soutenir fermement un cadre de gouvernance démocratique du cycle de l'eau, hors de toute marchandisation, financiarisation et privatisation. Nous vous invitons à participer à nos initiatives et à nous inviter à celles que vous mettrez en place au niveau communautaire ou dans les différents États membres. Nous vous demandons de faire de votre mieux pour la mise en œuvre du DHEA sur notre continent et dans le monde entier, ainsi que lors de la Conférence des Nations Unies sur l'eau, à laquelle beaucoup d'entre vous participeront certainement

Réunion du Mouvement Européen pour l'Eau à Bruxelles (13-15 avril 2023): Déclaration finale

Les 13, 14 et 15 avril, une réunion en personne a été organisée par le European Water Movement (EWM) à Bruxelles pour analyser l'état de la mise en œuvre du Droit à l'eau en Europe et établir une ligne de conduite face à la situation critique actuelle de l'eau en Europe confrontée à la menace des sécheresses, de la crise climatique, de l'accaparement de l'eau, de la pollution, ainsi qu'aux politiques de marchandisation et de privatisation. Plus de 20 personnes de neuf pays (Belgique, Bosnie-Herzégovine, France, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Serbie, Espagne) ont participé à la réunion. Cet événement a également été l'occasion de rencontrer certains députés européens afin de discuter de l'avenir de l'eau en Europe, d'illustrer certaines situations au niveau national et régional, tout en confirmant la nécessité de garantir le Droit Humain à l'Eau et notre position en faveur de la gouvernance publique de l'eau.

Suite à notre lettre aux députés européens d'avril dernier sur la Conférence de l'ONU sur l'eau de 2023 et au Manifeste sur la justice de l'eau adressé à l'ONU lors de ladite Conférence, le EWM demande que la politique de l'eau menée à travers l'Europe et en particulier par les institutions de l'UE, abordant les questions prioritaires suivantes :

  • L'urgence de préserver les ressources en eau et le droit universel à l'eau face aux urgences environnementales, à la pollution et aux conflits d'intérêts ;
  • La gestion publique et participative de l'ensemble du cycle de l'eau et son incompatibilité avec les politiques actuelles de privatisation.

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Manifeste pour la Justice de l'Eau

Les organisations, Peuples Autochtones, mouvements sociaux et défenseurs de l'eau soussignés s'adressent aux Nations unies dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2023 pour amplifier la voix de ceux qui ne sont pas audibles et demander à ce que les questions fondamentales suivantes soient placées au centre des politiques relatives à l'eau aux niveaux mondial, régional, national et subnational :

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