Lettre exigeant un arrêt immédiat et mondial de toutes les activités de fracturation hydraulique

L'European Water Movement a signé avec d'autres organisations la lettre ci-dessous.

Chers Chef d’Etat / Ministres / parlementaires / conseillèr/es,

De bien des manières, la fracturation hydraulique (aussi connu sous le nom de ‘fracking’) se profile comme un problème environnemental majeur de notre temps. Elle touche tous les aspects de nos vies – l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, et la santé de nos communautés – et perturbe notre climat.

Des centaines d’études scientifiques avalisées par des comités de lecture ont révélé et documenté les ravages de plus d’une décennie d’utilisation à large échelle de la fracturation hydraulique (essentiellement aux Etats-Unis et au Canada).

L’industrie de la fracturation hydraulique est prodigieusement gloutonne en territoires et en eau. La construction d’un réseau de milliers du puits génère un détériore significativement le développement des régions visées et affecte inévitablement les communautés et les zones culturellement ou écologiquement sensibles qui s’y trouvent.

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La Banque mondiale doit cesser de promouvoir des partenariats public-privé «dangereux»

Bruxelles/Washington DC, 11 octobre 2017

Une nouvelle campagne visant à inverser la tendance dangereuse à promouvoir des partenariats public-privé (PPP) coûteux et à haut risque a été lancée aujourd'hui par des organisations de la société civile du monde entier.

Le manifeste de la campagne - lancé lors des réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington DC - exige que les gouvernements occidentaux, la Banque mondiale et les autres banques de développement cessent de privilégier les PPP par rapport aux emprunts publics traditionnels pour financer les infrastructures et services sociaux et économiques.

Le manifeste souligne que l'expérience des PPP a été extrêmement négative et que très peu de PPP ont produit des résultats dans l'intérêt public. Les PPP coûtent souvent plus cher à long terme que les financements publics classiques, exposent les gouvernements à des risques financiers et peuvent avoir un impact négatif disproportionné sur les femmes et les enfants, et porter atteinte aux droits démocratiques, humains et environnementaux.

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Soutien à "Stop pollution à Gabès"

Bruxelles, le 29 juin 2017.

Le Mouvement Européen pour l’Eau, qui lutte à la fois pour que chaque européen dispose de suffisamment d’eau potable et pour un bon état écologique des masses d’eau, exprime son soutien à la Coalition tunisienne pour la justice climatique, environnementale et sociale dans la campagne "Stop pollution à Gabès". Comme à Gabès, partout en Europe, des activités industrielles dévastent territoires et écosystèmes, mettant en danger les populations avec la complicité des Etats.

L’ancienne mine d’or de Salsigne a pollué à l’arsenic le sol, l’eau et l’air; l’Etat français et l’entreprise minière n’ont jamais totalement dépollué le site au détriment de la santé des habitants des communes environnantes. L’Etat français a autorisé l’entreprise de production d’aluminium Alteo à rejeter en mer Méditerranée les eaux chargées de métaux lourds et à stocker les résidus solides des boues rouges à ciel ouvert polluant l’air et les aquifères. Le gouvernement grec vient d’autoriser l’exploitation d’une mine d’or à Skouries par une entreprise canadienne; cette mine va polluer les aquifères utilisés pour l’alimentation en eau potable du territoire. 700 000 habitants de la région des Abruzzes ont utilisé et bu à leur insu de l'eau polluée par une décharge industrielle pendant plusieurs années. Les anciennes mines de potasse de Bages ont laissé derrière elles une montagne de sel et ont fortement pollué le fleuve Llobregat qui est une de sources d'approvisionnement en eau de la Catalogne. En Allemagne aussi, l’industrie de la potasse rejette du sel en quantité dans les rivières Werra et Weser avec de graves conséquences sur l’eau et l’environnement.

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Gouvernements et société civile sont concernés par l’impact de CETA sur l’eau

Bruxelles - 17 octobre 2016

Alors que le Conseil et le Parlement Européen vont voter sur le traité de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada (CETA), de nouvelles questions sont soulevées concernant son impact sur l'eau en tant que ressource et sur les services de l’eau. Des organisations européennes et canadiennes ont eu accès à une liste de questions posées par le gouvernement de Slovénie à la Commission Européenne [1]. Ces organisations ont de leur côté envoyé une lettre aux gouvernements des Etats membres indiquant leurs préoccupations [2].

David Sánchez, de Food & Water Europe déclare: “CETA va ouvrir la porte à l'accaparement de l’eau par les entreprises, et va accroître la marchandisation des ressources en eau. En outre, il crée une nouvelle incertitude juridique pour les pouvoirs publics qui fournissent les services de l'eau”.

Un projet de déclaration interprétative rédigée conjointement par la Commission européenne et le Canada a circulé et les impacts possibles de CETA sur l'eau y sont niés.

Jutta Schuetz, de l’European Water Movement ajoute: “La Commission Européenne et le Canada ont eu assez de temps pour exclure l’eau du traité. Mais au contraire, ils ont introduit des dispositions dangereuses rédigées en des termes juridiquement flous qui ne seront clarifiés que quand les décisions des pouvoirs publics seront contestées devant les tribunaux. Le projet de déclaration interprétative qui n’a aucune valeur juridique n’est qu’une mauvaise plaisanterie. Si nous voulons considérer l’eau comme un bien commun et l’accès à l’eau comme un droit humain, nous devons rejeter CETA.”

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Les syndicats et la société civile saluent l'introduction du droit humain à l'eau dans la Constitution de Slovénie

Bruxelles, le 18 Novembre 2016

Hier soir, l'Assemblée nationale de Slovénie a adopté un amendement à sa Constitution pour inclure un nouvel article qui reconnaît le droit humain à l'eau. L'amendement affirme que l'eau doit être traitée comme un bien public géré par l'État et non comme une marchandise et que l'eau potable doit être fournie par le secteur public sans but lucratif. C'est un grand succès pour les militants et la population de Slovénie.

«Les citoyens de toute l'Europe se sont mobilisés avec succès pour que le droit à l'eau et à l'assainissement soit reconnu comme un droit de l'homme - comme l'a décidé l'ONU – et soit introduit dans la législation européenne. La Commission européenne continue d'ignorer près de deux millions de voix de la première initiative citoyenne européenne réussie. Le commissaire Vella devrait écouter les citoyens et suivre l'exemple slovène dès que possible», a déclaré Jan Willem Goudriaan, secrétaire général de l’EPSU.

L'eau est un sujet controversé en Slovénie, car les entreprises étrangères de l'industrie alimentaire achètent des droits d’une grande quantité de ressources locales en eau. Le gouvernement slovène a exprimé des inquiétudes quant aux incidences des accords de libre-échange comme CETA sur sa capacité de contrôler et de réglementer ces ressources [1].

«Les accords de libre échange et les mécanismes de règlement des différends investisseur-État peuvent limiter la capacité des États à reprendre le contrôle public sur les ressources en eau lorsque des investisseurs étrangers sont impliqués, comme c'est le cas en Slovénie. Pour garantir le droit à l'eau et le contrôle de cette ressource clé, les Parlements européen et slovène devraient rejeter CETA lors d'un vote dans les prochains mois», a déclaré David Sánchez, directeur de Food & Water Europe.

L'amendement est le résultat d'une initiative citoyenne qui a recueilli 51 000 signatures pour proposer un amendement constitutionnel [2].

«Nous nous félicitons de l'introduction du droit humain à l'eau dans la Constitution slovène, comme un grand résultat d'initiative citoyenne. Aujourd'hui, la société civile doit veiller à garantir une gestion démocratique et transparente du cycle intégré de l'eau, fondé sur la participation des citoyens et des travailleurs», a déclaré Jutta Schütz, porte-parole de l’European Water Movement.

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Notes

[1] Le gouvernement slovène a exprimé des inquiétudes quant à l'ambiguïté de termes tels que «utilisation commerciale d'une source d'eau» dans CETA, la manière dont l'accord s'applique aux droits d'eau existants et la capacité future des gouvernements nationaux de limiter les concessions déjà accordées sans être soumis à des réclamations sous l’ICS, entre autres.
Le document est accessible ici
http://europeanwater.org/images/pdf/Slovenia-questions-on-Water_14-9-2016.pdf

[2] Plus d’information concernant cette initiative citoyenne sur le site web http://voda.svoboda.si/

Contact:

Jutta Schütz, Porte-parole, European Water Movement, +49 (0) 157 390 808 39 (mobile), juttaschuetz(at)gmx.de

David Sánchez, Directeur, Food & Water Europe, +32 (0) 2893 1045 (land), +32 (0) 485 842 604 (mobile), dsanchez(at)fweurope.org

Guillaume Durivaux, Policy officer, EPSU, +32 (0) 22501041, gdurivaux(at)epsu.org

Fichier pdf de ce communiqué de presse

Avant la manifestation de samedi, l’European Water Movement salue la bataille irlandaise pour notre droit à l’eau

Bruxelles, le 15 septembre 2016

L’European Water Movement affirme que le mouvement irlandais Right2Water est à l’avant-garde du «mouvement européen pour démocratiser la gestion de l'eau» et que le financement par un impôt progressif est la meilleure façon de garantir le droit humain à l'eau.

Avant la manifestation nationale Right2Water qui aura lieu ce samedi 17 Septembre, l’European Water Movement a déclaré aujourd'hui que le mouvement irlandais Right2Water faisait partie d'un «véritable mouvement populaire pour démocratiser la gestion de l'eau et pour mettre en oeuvre le droit à l'eau, ce qui n'a encore été réalisé dans aucun pays de l’UE».

L‘European Water Movement, un réseau d'organisations dont le but est de renforcer la reconnaissance de l'eau comme bien commun et l’accès à l'eau comme droit universel fondamental, a envoyé une contribution à la Commission d'experts sur l'eau qui est disponible ici.

Dans le communiqué publié aujourd'hui, l‘European Water Movement déclare: «Il est clair que le meilleur moyen pour assurer l'accès à l'eau et le financement des infrastructures, est la fiscalité générale». «L’European Water Movement considère la lutte du peuple irlandais pour abolir les redevances d'eau et obtenir un référendum consacrant la propriété publique du système de distribution d'eau, comme la preuve supplémentaire d’un mouvement populaire européen pour démocratiser la gestion de l'eau. La campagne irlandaise Right2Water, comme d'autres campagnes à travers l'Europe, cherche à obtenir le droit à l'eau, qui jusqu’à présent n’a été mis en oeuvre dans aucun pays de l'UE. Right2Water est à l'avant-garde de ce mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur », conclut le communiqué.

Pour plus d'information contacter :
David Gibney - Right2Water, Tel. 087-1324140
David Sanchez - European Water Movement, Tel. +32 (0) 2893 1045