L'European Water Movement soutient l'appel pour la préservation des rivières de Stara Planina

5 Octobre 2018

L’European Water Movement soutient l'appel lancé par le collectif citoyen "Odbranimo reke Stare planine" pour la préservation des rivières de Stara Planina, une montagne du sud-est de la Serbie, et d'autres rivières menacées par des petites centrales hydroélectriques sur canal de dérivation.

L’European Water Movement de l'Eau est constitué de mouvements, d'organisations sociales, de comités, de syndicats de différents pays européens. Ils sont unis pour lutter contre la marchandisation de l'eau et la privatisation des services d'eau et d'assainissement, pour l'eau en tant que bien commun et pour une gestion publique et communautaire des services d'eau et d'assainissement, fondée sur la participation démocratique.

L’European Water Movement défend une politique européenne qui préserve les écosystèmes aquatiques et la qualité de l'eau, et assure l'accès à l'eau potable et à l'assainissement aux générations actuelles et futures. Elle s'oppose à tout projet d'infrastructure (barrages, transferts d'eau, etc.) qui serait contraire aux objectifs énoncés ci-dessus et aurait un impact négatif sur le climat et les cycles de l'eau. La construction de centrales hydroélectriques sur les rivières de Stara Planina est clairement un de ces projets. Stara Planina est un espace naturel d'une grande importance en termes de biodiversité et d'eau. Ces centrales hydroélectriques endommageraient non seulement les rivières et les sources d'eau potable, mais menaceraient également la faune et la flore qui en dépendent. De plus, elles affecteraient la qualité de vie des gens qui vivent en montagne le long des rivières.

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Le Mouvement Européen pour l’Eau dit Non à JEFTA!

Les négociations de l'accord de libre-échange UE-Japon (JEFTA) ont été lancées le 25 mars 2013 et ont été conclues en juillet 2017. JEFTA va être ratifié par Jean-Claude Juncker, Donald Tusk et Shinzō Abe, premier ministre japonais, le 11 juillet 2018 à Bruxelles.

JEFTA est le plus grand accord commercial jamais conclu par l'Union européenne, avec un pays dont le PIB est trois fois plus élevé que celui du Canada (l'accord précédemment signé et qui a servi de modèle pour JEFTA selon la Commission européenne).

Il couvrirait un quart du PIB mondial. Alors que le chapitre sur l'investissement a été supprimé, il n'y a guère eu de débat dans la société civile européenne et le Parlement européen en a très peu débattu. L'accord devra être voté après l'été s’il est finalement signé le 11.

JEFTA, malgré son impact, ne prend pas en compte les demandes du Mouvement européen pour l'eau et de la société civile européenne au sens large. Nous trouvons que c'est une réponse scandaleuse de la Commission européenne en contradiction avec ses déclarations précédentes.

Contrairement à CETA, il n'y a pas un article sur les « droits et obligations relatifs à l'eau » dans JEFTA. Cet article, bien qu'insuffisant, exclut l'eau « à l'état naturel » du marché. Cette exclusion n'existe pas dans JEFTA. 

Comme dans CETA, auquel nous nous sommes opposés, il y a une réserve pour l'approvisionnement public en eau dans l'UE qui protège contre les obligations de libéralisation. Pourtant, l'accord impose une libéralisation progressive et réciproque, ce que nous trouvons extrêmement préoccupant. Comme le Japon accorde l'accès au marché de l'approvisionnement en eau au Japon, il y a une pression accrue pour une plus grande libéralisation de l'approvisionnement en eau dans l'UE également. JEFTA prévoit également la création d'un certain nombre de comités qui pourraient échapper au contrôle du Parlement dans certains cas. Un examen plus approfondi semble nécessaire pour déterminer s’il y a des possibilités de libéralisation de l'approvisionnement en eau sans contrôle parlementaire. Dans CETA, la clause interprétative introduite par la Slovénie nous a donné une certaine visibilité sur cette question; il n'y a pas une telle clause dans JEFTA en raison de la nature secrète des négociations. 

En outre, il n'y a pas d'exclusion horizontale pour la totalité des services publics et des services environnementaux, de sorte que le cycle de l'eau est en danger de libéralisation. Et contrairement à CETA, la réserve allemande pour les services de traitement des eaux usées n'a pas été retenue, ce qui entraîne une obligation d'accès au marché allemand pour les services de traitement des eaux usées. Nous considérons cela comme une libéralisation du cycle de l’eau par le biais d'un accord commercial.

Enfin, le « principe de précaution » n'est pas mentionné. Par conséquent, ce fondement essentiel de la protection des consommateurs et de l'environnement dans l'UE continue d'être sapé, en particulier en ce qui concerne les questions internationales.

Compte-tenu des points susmentionnés et de la procédure accélérée adoptée par la Commission européenne, nous appelons tous les gouvernements de l'Union européenne et tous les membres du Parlement européen à voter contre JEFTA lors de la prochaine délibération. L'avenir de notre eau est un enjeu.

Pour plus d'information: David Sánchez - hello (at) europeanwater.org , +32485842604

Le Mouvement européen pour l'eau est un réseau ouvert, inclusif et pluraliste dont l'objectif est de renforcer la reconnaissance de l'eau en tant que commun et en tant que droit fondamental universel. Elle compte des membres dans 10 pays européens.

Pétition aux banques de développement pour sauver le Cœur Bleu de l'Europe et stopper l'hydroélectricité destructrice dans les Balkans

Traduction en français du communiqué de presse de la campagne Save the Blue Heart of Europe

Les représentants de la campagne Save the Blue Heart of Europe pour sauver les derniers fleuves sauvages d'Europe ont remis une pétition signée par plus de 120 000 personnes dans le monde, appelant les banques internationales de développement à limiter leur soutien financier aux projets hydroélectriques dans les Balkans.


Londres, Prague, Radolfzell, Vienne - 21 juin 2018

Délivrée au siège londonien de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement, la pétition vise le financement de la BERD, de la Banque mondiale et de la Banque Européenne d'Investissement de l'UE, qui, ensemble, ont financé au moins 82 centrales hydroélectriques dans les Balkans - dont 37 sont situées dans des zones protégées - pour un total de 727 millions d'euros.

En tant que pionnières pour les activités dans la région, les banques de développement ont été suivies par des prêteurs commerciaux, notamment Erste en Autriche et Unicredit en Italie, qui ont financé au moins 158 centrales hydroélectriques.

La campagne demande aux banques de cesser immédiatement de financer des projets situés dans des zones protégées et impactant des cours d'eau de grande valeur, d'appliquer des critères écologiques plus strictes aux prêts dans le secteur et d'augmenter le financement de l'efficacité énergétique et d'autres sources d'énergie renouvelable, dont le potentiel dans la région reste largement inexploité.

La campagne Save the Blue Heart of Europe est une initiative des ONG EuroNatur et Riverwatch, associées à des collectifs verts du sud-est de l'Europe, Bankwatch et Patagonia afin de sauver les rivières sauvages des Balkans de la destruction causée par les barrages et le détournement des eaux.

Theresa Schiller, coordinatrice de la campagne Save the Blue Heart of Europe à EuroNatur, a déclaré : "Les banques internationales comme la BERD doivent faire face à leurs responsabilités en période de changement climatique et de surexploitation des ressources naturelles. Nous demandons à la BERD de se retirer du financement de l'hydroélectricité sur les fleuves des Balkans afin de préserver ce patrimoine naturel européen unique".

Yvon Chouinard, fondateur de Patagonia, a dit : "C'est un gaspillage d'argent et une imposture morale que certaines des plus grandes institutions financières du monde aient adopté cette technologie obsolète et financent des barrages dans certains des derniers endroits sauvages d'Europe".

Ulrich Eichelmann, directeur de Riverwatch, a déclaré : "Il est dommage que la BERD et d'autres institutions financières contribuent à la destruction des rivières les plus précieuses d'Europe, ce qui entraîne une perte de biodiversité, des conflits sociaux et la détérioration de zones protégées. Ils doivent cesser d'investir dans le tsunami du barrage et plutôt servir de modèle pour d'autres investisseurs en finançant davantage d'énergies renouvelables - comme l'énergie solaire - au lieu de l'hydroélectricité.

Contact

Fidanka Bacheva-McGrath, CEE Bankwatch Network
Responsable des politiques de la BERD
Mobile: +359 899 876 095

Agbar poursuit Aliança contra la Pobresa Energètica devant les tribunaux

L'entreprise privée dénonce trois militants pour une action menée en février dernier, essayant ainsi d'empêcher la lutte pour le droit d'accès à l'eau et à l'énergie.

Barcelone, 7 mai 2018

En tant qu'APE (Aliança contra la Pobresa Energètica) nous avons oeuvré depuis notre création pour arrêter les coupures d'eau, d'électricité et de gaz en Catalogne et nous avons affronté les grandes multinationales pour exiger la protection de droits aussi essentiels que l'accès à l'eau et à l'énergie. Nous sommes parvenus, conjointement avec la PAH (Plataforma d'Afectats per la Hipoteca) et l'ODESC (Observatori de Drets Econòmics Socials i Culturals), ainsi qu'avec le soutien de nombreuses autres entités et groupes, à promouvoir une loi qui a mis fin à plus de 40.000 coupures en Catalogne et nous avons placé les entreprises de fourniture d'eau, d'électricité et de gaz au centre du problème, en désignant ces entreprises aux bénéfices multimillionnaires, comme responsables d'un fléau qui touche plus de 10% de la population en Catalogne.

Aigües de Barcelona (Groupe Agbar-Suez) a décidé aujourd'hui de traduire en justice trois militants de l'APE pour une action revendicative qui a eu lieu dans ses bureaux commerciaux de Barcelone le 27 février dernier. Par cette action, Agbar démontre qu'elle va à l'encontre de ceux qui défendent les droits des citoyens et choisit la voie de la répression contre la société civile organisée.

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Irrigation et usage des pesticides : le gouvernement français au service du système agro-industriel

Communiqué de presse de Attac France

Parallèlement à l’offensive sans précédent contre les services publics et le droit du travail, le gouvernement est en train de modifier radicalement les politiques de l’eau et de l’agriculture, et cela au service du système agro-industriel et sous le faux prétexte de la lutte contre le changement climatique.

Les ministres Nicolas Hulot et Stéphane Travers ont relancé en 2017 les projets de territoire concernant l’irrigation agricole à la demande de la FNSEA et d’Irrigants de France et créé une cellule d’expertise sur la gestion de la ressource en eau dans le domaine agricole. Cette cellule a pour objectif inavoué de faire sauter les barrières réglementaires, de réduire, voire d’éliminer, les études d’impact environnemental et les recours des associations contre ces projets, à l’image de ce qui est en train de se passer pour les projets d’éolien et de méthanisation. Par ailleurs, le gouvernement exige des agences de l’eau qu’elles participent au financement des bassines, retenues collinaires et transferts d’eau, alors que ce même gouvernement a décidé de ponctionner leurs budgets basés essentiellement sur les redevances des usagers domestiques et exige qu’elles réduisent leurs effectifs.

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Des organisations environnementales et sociales ainsi que des conseillers municipaux du district de Baix Llobregat conviennent de créer la Taula del Llobregat

Ils partagent le désir de construire un large mouvement citoyen qui couvre l'ensemble du bassin versant où le besoin d'un fleuve Llobregat vivant rencontre le mouvement social pour l'eau bien commun.

Terrassa, avril 2018

Lors d'une réunion tenue à Terrassa en avril dernier, divers acteurs liés au Llobregat se sont rencontrés, convoqués par la Taula de l’Aigua de Terrassa et par ProuSal! avec l'intention de promouvoir une Taula de conca (plateforme de bassin versant), informant comme l'eau s’écoule de la source à l'embouchure.

Ont participé à cette première réunion, les conseillers municipaux de Cornellà, Abrera, Olesa et Rubí, ainsi que les organisations Aigua es Vida, Martorell Viu, Xarxa per una Nova Cultura de l'Aigua (XNCA) Ecologistes en Acció de Catalunya (EEAC), le Grup de Defensa del Ter (GDT), le Moviment Ecologista Sant Feliu (MES), le groupe Alternativa d'Unitat Popular (AUP) de Rubí et la Societat Esportiva de Pescadors d'Abrera. Étaient également présents pour l'Université, la Chaire UNESCO en durabilité (CUS) de l'UPC, des représentants de l'Institut des sciences et technologies environnementales (ICTA), ainsi que deux techniciens du Conseil municipal de Terrassa.

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