Veolia va quitter Berlin - Enfin!

Selon une information publiée par le gouvernement de Berlin il y a seulement quelques jours, l'entreprise française Veolia a annoncé qu'elle était prête à renoncer à sa part de 25% dans la société des Eaux de Berlin et à la revendre au secteur public. Cela signifierait la remunicipalisation complète des Eaux de Berlin, puisque Veolia est le seul actionnaire privé depuis octobre dernier. L'annonce est une surprise, car jusqu'à maintenant Veolia avait déclaré à plusieurs reprises son intention de s'en tenir à son rôle dans l'entreprise ou au moins de conserver une participation minimum.

Il y a actuellement des discussions entre le Sénat de Berlin et Veolia sur les modalités de la vente qui ne sont pas encore connues du public.

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L’accord commercial entre l’UE et le Canada menace les interdictions de la fracturation hydraulique

Amsterdam/Bruxelles/Ottawa, le 6 mai. – L’Accord Économique et Commercial Global (AECG) en cours de négociations entre l’Union Européenne (UE) et le Canada accorderait aux compagnies énergétiques des possibilités étendues pour venir défier les régulations et interdictions de développement du gaz de schiste (par la fracturation hydraulique, dommageable pour l’environnement) démontre un nouveau rapport du Corporate Europe Observatory, Conseil des Canadiens et Transnational Institute.

Tandis que les négociateurs canadiens visitent Bruxelles cette semaine afin d’accélérer la conclusion des négociations de l’AECG, « Le droit de dire non » met en garde contre les clauses de protections des investissements proposées dans l’accord, qui viendrait mettre en péril la capacité des gouvernements à réglementer ou interdire la fracturation hydraulique.

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Lettre à Merkel contre la privatisation de l'eau



La crise européenne va être aggravée par la privatisation des services publics.

Madame la Chancelière,

Nous qui soutenons le projet commun d’une Europe unie, regardons avec beaucoup d’inquiétude la crise de l’euro et les mesures d’austérité qui sont imposées par l’UE, la BCE et le FMI à des pays comme la Grèce. En particulier, la privatisation imposée de biens public, parmi lesquels les services d’eau, ne sont pas favorables au redressement de l’économie grecque et conduiront au mieux à une diminution de la dette pour une courte durée. On vend des composantes essentielles du service public qui, à juste titre, bénéficient d’un statut privilégié tant dans notre constitution que dans plusieurs traités européens. Le gouvernement fédéral a rappelé le statut privilégié des services d’eau allemands, ce qui est à l’opposé des tentatives répétées de la Commission Européenne en faveur de la libéralisation et de la privatisation.

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L'eau ne doit pas être utilisée comme arme de guerre : il faut éviter les dommages civils et environnementaux dans le nord-est de la Syrie !

Traduction en français de la déclaration de Save the Tigris campaign
du 12 octobre 2019

Le 9 octobre, la Turquie a lancé une offensive militaire dans le nord-est de la Syrie. Un geste qui aura des conséquences désastreuses pour la région. Ce conflit armé aura un impact direct sur les populations, l'écosystème et la reconstruction post-conflit de la région. Les craintes d'une catastrophe humanitaire s'amplifient.

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La Commission européenne force les pays touchés par la crise à privatiser l’eau

Bruxelles – La Commission européenne promeut délibérément la privatisation des services de l’eau comme l’une des conditions imposées dans le cadre des plans de sauvetage, a-t-elle reconnu dans une lettre adressée aux groupes de la société civile [1]. La direction du commissaire européen Olli Rehn a répondu aux questions posées dans une lettre ouverte, écrite par des organisations de la société civile [2], concernant le rôle joué par la Commission quant à l’obligation de privatisation imposée par la Troïka à la Grèce, au Portugal et dans d'autres pays. Aujourd'hui, dans une deuxième lettre au commissaire Rehn, les organisations exigent qu'il « s'abstienne dorénavant de toute pression imposant des conditions de privatisation de l'eau ».

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L’aide suisse au développement, Nestlé et la privatisation de l’eau

En février dernier, le Gouvernement de la Suisse annonçait la création d’une fondation à Genève, nommée « Geneva Science and Diplomacy Anticipator » (GSDA). Le but de cette nouvelle fondation est de réguler les nouvelles technologies, depuis les drones jusqu’aux voitures automatiques en passant par l’ingénierie génétique, comme l’évoquait à titre d’exemples le ministre des Affaires Etrangères Suisse Ignazio Cassis lors du lancement public de cette initiative.

Selon M. Ignazio Cassis, les nouvelles technologies se développent très rapidement et cette fondation doit « anticiper » les conséquences de ces avancées sur les plans politique et sociétal. La GSDA se veut également un pont entre les communautés scientifiques et diplomatiques, d’où son emplacement stratégique à Genève, qui accueille déjà plusieurs organisations internationales, de l’ONU à l’OMC.

Le Département suisse des affaires étrangères contribuera à hauteur de 3 millions de francs suisses -l’équivalent d’un peu plus de 3 millions de dollars- à la Fondation dans sa phase initiale entre 2019 et 2022. La ville et le canton de Genève contribueront chacun avec 300 000 FS durant la même période et des contributions privées sont également attendues. L’ancien PDG de Nestlé, Peter Brabeck-Letmathe a été choisi pour présider cette nouvelle fondation. Le vice-président en sera Patrick Aebischer, l’ancien président de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Patrick Aebischer a également été membre du Comité de Pilotage des Sciences de la Santé de Nestlé depuis 2015, comité fondé en 2011 par Nestlé et hébergé sur le campus de l’EPFL.

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