Les SemOp, une fausse bonne idée pour gérer l’eau et l’assainissement

Le vote en octobre 2018 par le conseil de la communauté d’agglomération de Dinan créant deux sociétés d’économie mixte à opération unique (SemOp), pour la gestion de l’eau et de l’assainissement, a été une surprise pour tous ceux qui s’attendaient à la mise en place de deux régies publiques à l’exemple de la régie publique de distribution d’eau potable à Saint Malo. Ces 2 SemOp sont entrées en fonction le 1er janvier 2019 pour une durée de 7 ans. Veolia est l’actionnaire privé de la SemOp pour l’eau et Saur celui de la SemOp pour l’assainissement, chacun étant « partenaire » de la communauté d’agglomération de Dinan, actionnaire public.

La SemOp est un nouveau mode de gestion des services publics locaux, introduit dans la loi en 2014. C’est la transposition française du PPP institutionnel tel que défini par l’Union Européenne en 2008, avec pour objectif rarement avoué de relancer la gestion déléguée au privée, de plus en plus contestée par les collectivités locales dans sa forme classique de délégation de service public.

Les décideurs politiques et les bureaux d’études qui les conseillent, justifient le choix d’une SemOp parce qu’il permettrait selon eux de mobiliser les capacités de financement et le savoir-faire du secteur privé, tout en offrant les perspectives d’un meilleur contrôle de l’entreprise privée par la collectivité locale. Or, il n’en est rien, pas plus pour la communauté d’agglomération de Dinan qu’ailleurs.

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Protestation contre les mini-centrales hydroélectriques à Belgrade: Nous refusons de céder nos rivières

Belgrade, 27 janvier 2019

Quatre mille personnes ont défilé le dimanche 27 janvier dans la capitale de la Serbie sous la bannière "Ne damo reke" ("Nous refusons de céder nos rivières"). Des gens sont venus de toutes les régions de Serbie pour exiger un moratoire immédiat sur la construction de mini-centrales hydroélectriques (MHP) par canal de dérivation. La plus grande manifestation écologique qui a jamais eu lieu dans ce pays a été organisée par l'initiative populaire "Odbranimo reke Stare planine" (Défendons les rivières des vieilles montagnes), une communauté toujours croissante qui communique et coordonne les activités par le biais d'un groupe public de Facebook comptant plus de 80 000 membres.

L’essentiel du soutien logistique est venu de quelques organisations basées à Belgrade engagées dans des luttes communautaires locales ainsi que d'initiatives de plaidoyer pour le droit humain à l'eau telles que notre initiative "Droit à l'eau". Le nombre d'organisations de la société civile engagées dans la lutte est en augmentation et les protestations ont reçu le soutien ouvert de professeurs d'université, de journalistes et d’artistes. Le soutien est également venu de l'étranger - Coalition pour la défense des rivières en Bosnie Herzégovine, European Water Movement, etc. - car cette lutte est d'autant plus importante que les MHP détruisent les rivières dans l'ensemble des Balkans. D'autre part, le gouvernement serbe reste silencieux, ce qui est la tactique habituelle à laquelle il a recours lorsqu'il est confronté à la question des MHP et de sa politique énergétique.

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La Red Agua Publica soutient le processus de remunicipalisation dans l’intercommunalité de Los Molinos, Badajoz

 

dénonce les obstructions de l'ancien concessionnaire et la désinformation de la Fédération de l'Industrie, de la Construction et de l'Agro de l’UGT Extremadure.

Le 1er janvier 2019, l’intercommunalité de Los Molinos a remunicipalisé le service d'approvisionnement en eau en le confiant au Consorcio de Gestión de Servicios Medioambientales de la Diputación de Badajoz (Promedio) après l'expiration, le 31 décembre, du contrat en vigueur depuis 25 ans avec la société Aqualia. Ainsi, le système d'approvisionnement en eau potable de 60 000 habitants de douze localités est revenu à la gestion publique directe.

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Les Zurichois rejettent leur nouvelle loi sur l’eau

Le corps électoral du canton de Zurich a refusé par 54.6 % des voix la nouvelle loi sur l’eau qui avait été adoptée en juillet 2018 par le Parlement cantonal, mais à une courte majorité (84 voix contre 77). Les partis de gauche et les écologistes qui avaient lancé un référendum contre cette loi qu’ils jugeaient "dangereuse" car contraire selon eux au principe intangible de l’eau comme bien commun ont donc rallié la majorité des citoyens et des citoyennes à leur point de vue. Les parlementaires devront remettre l’ouvrage sur le métier.

Si l’on regarde de plus près les résultats de cette votation cantonale (à laquelle ont participé 40 % des électeurs), on voit qu’un tiers seulement des communes (55 sur 162) ont dit ’oui’ à la nouvelle loi mais que les deux grandes villes du canton l’ont nettement rejetée dans la totalité de leurs circonscriptions : Zurich (400’000 habitants, non à 57,2 %) et Winterthur (110’000 habitants, non à 61,2 %). Le rejet le plus marqué est le fait de la commune de Hochfelden (2000 habitants, non à 70 %), la plus forte acceptation a été enregistrée à Uitikon (4’200 habitants, oui à 66 %).

La campagne qui a précédé cette votation (voir la présentation de ses enjeux sur aqueduc.info) a nettement mis en évidence les clivages entre partis de gauche et de droite. Socialistes et écologistes ont particulièrement mis l’accent sur les risques de privatisation des services publics de l’eau dès lors que la loi ouvrait la porte à des investisseurs privés. À quoi les partis de droite, faisant front commun et accusant les référendaires d’avancer des arguments mensongers, rétorquaient qu’il y avait suffisamment de garde-fous pour empêcher toute ingérence extérieure dans les décisions communales.

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L'avenir de l'eau publique à Terrassa commence aujourd'hui avec l'effort et la participation de tous

Traduction en français du communiqué de la Taula de l’Aigua de Terrassa concernant la création de la société "TAIGUA-EPEL", chargée de la gestion publique du service d'approvisionnement en eau potable pour les citoyens de Terrassa. Le 10 décembre 2018 est un moment historique pour la ville et une date à retenir. 

Avec l’effort et la participation de tou(te)s, le futur de l’eau publique commence aujourd’hui.

La remunicipalisation de l’eau est le résultat d’un long et intense processus qui a eu pour moteur principal la participation citoyenne. Pose d'une première pierre avec les signataires du "Pacte pour la gestion publique de l'eau à Terrassa", avec 8 000 signatures de citoyens, grâce au travail effectué par le biais d'entités et de collectifs de citoyens rassemblés dans le cadre du Consell d'Entitats de Accion Citoyen et du Parlamento Ciudadano de Terrassa. En tant que Taula de l’Aigua de Terrassa, nous ne pouvons que commencer ce communiqué en remerciant cet ensemble d’entités et de collectifs, plus particulièrement l’AFPT et les Associations de Veïns, l’Observatori Ciutadà Municipal, le PAH-APE et l’Espai Drets, et aussi le XES et les collectifs Iaïoflautes et Casal de la Dona, avec la complicité de Dones d'Aigua. Un remerciement très spécial également à l’ensemble du réseau d’Aigua és Vida et à l’European Water Movement Mouvement, acteurs essentiels.

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